Le mouvement

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Les pigeons, les poussins et leurs copains ont perdu leurs plumes. Il est grand temps que des décisions soient prises, pertinentes, efficaces, salutaires.

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L’événement

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Puisque nous sommes en slip au figuré, nous le serons au sens propre. Mieux qu’une manif une demi-journée pour sauver nos entreprises !

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Moi patron

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« Moi Patron, j’ai du mal à comprendre que mes salariés me coûtent de plus en plus cher et gagnent de moins en moins bien leur vie »… Nos coups de gueule, à la façon François Hollande.

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Lettre ouverte à Manuel Valls

M. le Premier Ministre,
C’est avec beaucoup d’attention que nous vous avons écouté depuis votre prise de fonction. Comment ne pas noter une certaine prise de conscience de votre part – enfin ! – de la place prépondérante qu’occupent les entreprises dans la relance de l’emploi (ah bon ? Ca alors !) ?
Mais comment ne pas réagir néanmoins devant l’absence de points pourtant indispensables dans votre discours ?
Vous occultez un point majeur, incontournable : l’impérieuse nécessité de simplifier le Code du travail. Savez-vous qu’il fait 3 600 pages qui se contredisent les unes les autres ?
Enfin, comment ne pas pleurer ou éclater de rire devant les délais que vous annoncez ? Vous n’avez pas peur de voter fin décembre une loi rétroactive qui intègre la mutuelle au salaire net imposable (après la refiscalisation des heures supp’… Bravo, ne vous étonnez pas si votre électorat est en colère), mais quand il s’agit d’une mesure favorable il faut attendre 2016… 2017… 2021 ? Avez-vous bien pris la mesure de l’urgence de la situation ?
M. Valls, la chance qu’a ce gouvernement depuis qu’il est en place, c’est que les chefs d’entreprise sont des gens très sages. Soit parce que nous sommes débordés, soit parce que nous sommes tout simplement responsables, nous préférons maugréer tout en travaillant plutôt que descendre dans la rue crier notre révolte.
Manifester n’est décidément pas un mot qui nous sied à merveille, nous préférons le laisser aux syndicats salariés. Syndicats auxquels nous sommes trop systématiquement opposés d’ailleurs… Et pourtant, le combat mérite d’être mené en commun : si nous réclamons une baisse des charges significative et rapide, ce n’est pas pour augmenter nos bénéfices et agrandir nos piscines. C’est simplement parce que nous ne pouvons plus accepter que nos salariés nous coûtent de plus en plus cher alors qu’ils gagnent de moins en moins bien leur vie. Car c’est bien de cela qu’il s’agit M. Valls : depuis bien trop longtemps déjà, c’est une sorte de perdant-perdant que nous acceptons tous très gentiment.
M. Valls, nous sommes en slip (pardon pour l’image) ! Vous souhaitez que l’on embauche ? Nous ne demandons qu’à en avoir les moyens. Heureusement pour notre pays, les entrepreneurs que nous sommes faisons le maximum pour nous les donner. Mais il est grand temps que l’on ait un peu d’aide de votre part, après avoir été tant malmenés.

Nous le redisons : le code du travail n’est plus adapté à la réalité que nous vivons (en supposant qu’il l’ait été un jour). Il est un véritable frein à la relance de l’emploi, qu’il s’agisse du manque de souplesse des contrats de travail (alors que notre visibilité se réduit de jour en jour) ou des multiples règlementations qui pèsent sur nos entreprises. Nous le répétons : votre prise de conscience bien tardive est une bonne chose… Mais il est grand temps d’agir, nous ne pouvons attendre que les années passent, car pendant ce temps nos entreprises meurent. Les poussins et les pigeons ont perdu leurs plumes… Les entrepreneurs sont en slip, arrêtons-nous là !

Les Déplumés

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